27 August 2021

Suntrip 2021 – Retour sur une expérience extraordinaire

Découvrez le retour d’expérience de Didier Vandenhove, quelques jours après son retour en Belgique.

« Je m’intéresse depuis des années aux questions de mobilité et d’énergie. Ce que j’aime particulièrement dans le concept du Sun Trip, c’est qu’il représente exactement l’idée que je me fais des énergies renouvelables et de la société qui doit l’accompagner : ça peut être très performant quand la source d’énergie que l’on capte est présente (que ça soit le soleil, l’eau ou le vent), mais l’absence de cette dernière oblige à prendre le temps ou à faire sans.

C’est de là que vient le titre de cet article : j’ai réellement vécu cette réalité dans ma chair. Lors de journées ensoleillées, je pouvais parcourir 150 à 200 kilomètres, voire plus, sans trop me fatiguer. Je devais pédaler pendant une bonne partie de la journée (ma moyenne tournait alors vers les 30 km/h), mais je pouvais m’économiser en utilisant un peu plus d’assistance. En revanche, les jours de mauvais temps demandaient de mettre en place toute une stratégie : la veille, je tentais d’emmagasiner un maximum d’énergie dans les batteries, qui, lorsqu’elles étaient pleines me permettaient de parcourir entre 60 et 100 kilomètres, selon le profil de l’étape et ce que je devais fournir avec mes jambes… Et si plusieurs journées maussades se suivaient, alors ça devenait vraiment compliqué. Il fallait gérer le peu d’énergie disponible pour pouvoir avancer, à un pénible 20 km/h de moyenne.

Nos sociétés ainsi que nos vies réglées comme du papier à musique ont perdu l’habitude de « ne rien faire », alors on s’éreinte à vouloir continuer alors qu’en fait il serait beaucoup plus simple d’attendre le retour du soleil en prenant un livre ou en socialisant dans un café par exemple mais ce n’est pas « rentable ». Pourtant moi, c’est une société comme ça dont j’ai envie, non pas celle qui va vite et qui fonce aveuglément dans le mur… »